Formée et diplômée par Coaching Québec et par  I.P.H.M  
Double-cliquez pour saisir duHYPNOTHERAPUETE texte

Sandrine MANSOUR

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        HYPNOTHERAPEUTE - PRATICIENNE EN THERAPIE COGNITIVE ET COMPORTEMENTALE  
                                                                                                                                                                                                                                                    MAGNETISEUSE - INSTRUCTEUR MINDFULNESS
                                                                                                                                                                                                              à Niort  et Paris - France 

Blog

ma vision du bonheur

Publié le 1 février 2018 à 9:35

Article pour citadine de juillet 2015

Le bonheur.

Voilà un bien grand mot dont le sens varie selon notre niveau social, notre éducation, notre culture. Alors qu’est-ce que le bonheur?

Selon le petit Larousse, il s’agirait d’un état de pleine satisfaction ou ce qui nous rend heureux.

La dictature du paraître :

Aujourd’hui, malheureusement je rencontre de plus en plus de personnes en cabinet qui se disent malheureux et semblent, si l’ont regarde avec les yeux, tout posséder. Malgré tous les progrès en matière de technologie, de santé, de financement, on constate que c’est dans les pays les plus développés que l’on consomme le plus d’antidépresseurs. Il faut de nos jours, consommer et posséder, et pour beaucoup, cela semble un signe de bonheur. D’ailleurs on mesure la santé d’un pays à son taux de croissance. Comment expliquer alors qu’autant de personnes possédant une villa, une somptueuse voiture, des vêtements signés soient rendus aussi souvent dans mon cabinet ou chez mes confrères psychiatres. Nous sommes de nos jours dans la spirale et la dictature infernale du paraître, il faut non seulement avoir comme le voisin, mais même plus. Même le fait de sourire est un indicateur de manque de sérieux. Incroyable non ? Imaginez un instant, un P.D.G d’une multinationale, arrivant à une réunion très importante, habillé d’un simple jean, tee-shirt, tout sourire, et sortant d’une Dacia Sandero….. Aujourd’hui impossible . Qui va le prendre au sérieux ? On va s’imaginer que c’est son chauffeur, et encore…. Le P.D.G type, doit débarquer en berline, costard trois pièces et surtout le must, faire la gueule. Signe de sérieux et d’aisance, le bonheur quoi…. ☺

Je peux affirmer que le paraître ou la folie acheteuse, sont comme le tabac ou l’alcool. Ils déclenchent des endorphines dans le cerveau, qui apaisent quelques minutes et vous mettent dans une sorte de brouillard, et après ….. C’est une fausse amie. Bon nombre de personnes possédant tout, sont suicidaires, car rien ne peut plus leur faire plaisir ou les surprendre.

Alors le bonheur, ne serait-ce pas ???

Vivre l‘instant présent sans se soucier du passé que l’on ne peut changer (à quoi bon se rappeler de la dispute de la veille, ce qui est fait est fait ), sans se soucier du futur qui n’est que demain et sur lequel vous n’avez aucun contrôle. Aspirer à la jouissance du moment, qui déclenche une paix intérieure quasi immédiate et qui rayonne à l’extérieur de vous. Ce désir de vivre pleinement les petites choses. S’émerveiller devant le rayon de soleil qui passe au travers des rideaux le matin à votre réveil et qui vient caresser votre joue.

Le bonheur c’est aussi le partage, ou donner sans attendre quoi que ce soit en retour. C’est rester ébloui par le sourire d’un enfant ou le regard amoureux de sa maman le regardant jouer. Faire du bien en partageant notre joie de vivre avec les autres. Voici quelques semaines, j’ai vécu un de ces moments qui aurait pu me rendre triste mais qui m’a rempli de bonheur. Alors que je me dirigeais à pied dans le quartier de Maarif, en passant dans une ruelle longeant la mosquée, j’ai croisé le regard d’une femme avec un homme en fauteuil roulant lourdement handicapé qui semblait mendier. Mais elle ne demandait rien, son regard m’appelait. Je me suis approchée d’elle, je lui accorde un simple bonjour en français avec un grand sourire, la situation était pourtant triste. A ma grande surprise, cette femme parle un français plutôt correct. Je lui demande alors de quoi est atteint le jeune homme, elle m’explique sans se plaindre qu’il s’agit de son fils atteint de handicaps très lourds tant sur le plan moteur que psychique. Elle me fait part du fait qu’elle est très heureuse, et oui heureuse, (malgré sa situation) que je prenne le temps de discuter avec elle. Durant la discussion, le jeune homme me dévore du regard lui aussi en souriant (il n’a pas l’usage de la parole). Je lui réponds par un sourire, je prends le risque de poser ma main sur son épaule, le garçon me tend sa main que je prends dans la mienne. Inutile de vous dire que ce moment était très intense et riche en émotion. Il fallait que je reparte. Je glisse un peu d’argent à la dame qui me dit : « vous savez, personne ne prend le temps de discuter ainsi avec moi, merci madame. » Au-delà du merci, le sourire de cette femme et de ce jeune homme fut un pur bonheur, un beau moment de partage. En reprenant ma route, les larmes se mirent à couler sur mes joues ; non pas de tristesse mais pour l’intensité du moment.

Le bonheur, ne serait-ce pas d’avoir la foi, sans parler de religion, mais savoir que l’on n’est jamais seul. Remercier Dieu chaque jour du miracle de la vie. La vie….. Tout ceci parait normal, mais c’est un miracle. Il arrive souvent que l’on se sente seul, comme cette impression d’être seul à souffrir, à être incompris. Visiblement, vous attendez trop la reconnaissance de l’autre. Le bonheur, c’est au-delà d’aimer la vie, s’aimer soi même. Je ne parle pas de l’égo démesuré qui est souvent source de grandes souffrances, mais d’être en paix avec soi. Cette paix intérieure rayonnera sur les autres qui seront attirés par votre énergie positive.

Le bonheur c’est aussi les moments en famille. Aujourd’hui, on se parle via whatsApp, skype, sms. On oublie les valeurs et le simple plaisir de partager un pique nique un dimanche après midi, car il est de bon ton d’être aperçu dans les centres commerciaux. On ne se balade plus au parc avec nos enfants car ils ne doivent pas se salir, on part plutôt au fast-food. On ne part plus visiter nos aînés, car on les trouve ringards. Pourtant quel bonheur que de partager un repas en famille, où l’on prend le temps d’écouter les vieux qui nous ont raconté des centaines de fois les même histoires. Ils sont en fin de vie et respirent la joie de vivre, heureux de nous recevoir et d’être écoutés. La communication….

Comme je le citerai plus bas, on ne sait plus communiquer. Tout le monde hurle, critique, ragote, agresse. Pour être heureux, il faut aussi adopter la formule magique de Socrate, (je précise que c’est un de mes récents apprentissages lors de ma formation d’hypno-thérapeute avec Anne Hélène Chevrette) : « Il faut fuir comme la peste comme les ragots. » Si on vous rapporte quelque chose qui ne semble ni vrai, ni bon, ni juste, ni utile, et bien faites en sorte que cela rentre par une oreille et ressorte par l’autre. Ce qui vous évitera des ennuis et du bavardage mental inutile. Ne pas répondre à l’agressivité par l’agressivité. Pour exemple, je vais vous raconter une dernière anecdote qui m’est arrivée dans mon quartier en sortant de chez moi. Alors que je traversais le carrefour en bas de mon immeuble, la tête un peu dans la lune, je me suis engagée alors que le feu était vert pour les automobilistes. Ce qui obligea un chauffeur de taxi à ’attendre quelques secondes alors que le feu était vert. Dans une fureur incontrôlable, l’homme sortit de son véhicule en hurlant et en m’insultant de tous les mots possibles. Deux solutions se présentaient à moi : Revenir vers lui en hurlant moi aussi et en faisant un scandale, ce qu’il aurait sûrement apprécié, ce qu’il attendait de toute évidence, et aurait attiré une foule de personnes qui se seraient prêtées au jeu de la bagarre. Ou ( ce que je fis ) revenir vers lui en lui disant avec un grand sourire et une petite voix : « Je vous prie de m’excuser monsieur , je suis sincèrement désolée, je vous souhaite une bonne journée, encore une fois toutes mes excuses. » Je vous assure que c’est une histoire vraie. L’homme est resté bouche bée, muet, ne s’attendant pas à ma réaction. J’ai alors cassé son schéma. Vous me direz où est le bonheur ? Sur le coup, je me suis évitée une mauvaise énergie pour le reste de la journée, et le bonheur est à l’instant où je vous raconte cette petite anecdote, lorsque je repense à la tête du chauffeur, je ne peux m’empêcher de sourire.

Avant de conclure je citerai Claudie Sadrowski :

Le monde est triste. Le monde est grave. Les guerres ravagent. Les séismes et raz de marées détruisent. Pour faire face à ce catastrophisme, tout le monde arbore une mine de circonstance. Car se réjouir de tout ce malheur ne serait pas convenable. Tout est devenu grave, triste et intolérable. On râle, on crie, on se fait peur, et on dort désormais d’une nuit sans rêves. Plus rien ne vaut la peine d’être vécu, on a perdu l’espoir et avec l’envie, de la joie de vivre. Moi je suis la dernière femme qui rit. J’arbore partout un sourire, ce n’est pas un sourire commercial mais un sourire intérieur. Je suis gaie, je suis heureuse, je réponds à l’agressivité par la gaîté, à la tristesse par la bonne humeur, à la morosité par le bonheur de vivre.

En conclusion pour moi, le bonheur est une chose simple à obtenir, si l’on reste simple bien sûr. Je ne dis pas qu’il faut vivre comme au temps des hommes préhistoriques, non !!! On peut vivre avec son temps. Mais le bonheur, peut provenir de mot (ne pas répondre à l’agressivité par l’agressivité, rendre visite plutôt que d’envoyer un sms ou un mail), de l’art, de la lecture ( prendre un vrai livre dans ses mains au lieu de sa tablette qui vous renvoie tout un tas d’ondes négatives), d’une balade en pleine nature ( la forêt n’est-elle pas plus agréable qu’un centre commercial bruyant), des petits plaisirs de la vie ( partager un bon repas avec ses enfants et la grand-mère que Dieu nous a préservé ). On peut vivre le bonheur au travers de nos réussites, de nos apprentissages, ou le partage avec un inconnu. C’est pour moi, de ne dépendre ni de la débauche du luxe et du « m’as tu vu », ni de la reconnaissance des autres, c’est aimer vivre l’instant présent en remerciant Dieu chaque matin de cette nouvelle journée. Certes la vie n’est pas le monde de Barbie ou des bisounounous mais se plaindre sans cesse ne changera rien à part envenimer le cours de la vie.

Comme le disait un grand philosophe, moi Sandrine, j’ai décidé d’être heureuse car c’est bon pour la santé.


Catégories : Articles